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 Ce rêve bleu, c'est un nouveau monde en couleur ▬ Poppy&Peter

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MessageSujet: Ce rêve bleu, c'est un nouveau monde en couleur ▬ Poppy&Peter   Sam 1 Oct - 21:29


Ce rêve bleu, c'est un nouveau monde
en couleur


« Tu n'as jamais eu envie de pouvoir voler ? Je veux dire autrement que sur un balai. Juste t'élancer et suivre les nuages ? Etre libre ? »

La jeune femme blonde qui avait posé cette question sur une voix rêveuse se tourna vers son ami avec un sourire ravissant avant de reposer son regard noisette sur les horizons qui rougissaient alors que le soleil mourait lentement au dessus d'eux, avalé par le lac noir. Le spectacle était ravissant et Poppy, appréciant tout ce qui était beau, se sentant l'âme poète ce soir. Elle soupira rêveusement, se demandant quelle sensation ressentirait-elle en caressant un nuage du bout des doigts. Elle imaginait comme du coton bien qu'encore plus blanc, plus doux, plus soyeux. Quelque chose de parfait en soi. C'était pour cela qu'ils étaient insaisissables ces nuages. Beaux et inaccessibles comme une certaine personne... La blonde changea aussitôt de direction de penser et tourna à nouveau son regard vers Peter.

Ils étaient dans la volière et l'heure du repas devait être bien entamée mais l'un comme l'autre s'en fichaient ou du moins Poppy s'en fichait et aimait penser que c'était le cas pour son ami. Elle appréciait l'intimité et la tranquillité du moment, comme coupée du monde, loin de tout, dans une bulle qui n'appartenait qu'à elle. Il faut dire que même si elle était là depuis trois semaines déjà, le fait qu'elle soit dans le passé la perturbait toujours autant et elle prenait soin de rester mêlée à ceux de son époque et à faire attention de rien n'apprendre sur le futur de ses camarades ainsi que le sien. Ca ne l'intéressait pas, elle ne voulait sincèrement pas savoir. Néanmoins, il était parfois difficile d'ignorer certaines choses. Poppy essayait du moins du plus profond de son être.

La Serdaigle fixa à nouveau son regard sur les environs, apercevant l'orée de la forêt interdite, déjà engloutie par les ténèbres, le stade de Quidditch, plus imposant que jamais, les chemins rocailleux, l'herbe verte dans laquele il aurait été bon d'enfouir ses orteils. La nature l'apaisait, l'attirait. Blake aurait sans doute trouvé cela stupide. Elle soupira une fois de plus et porta un regard soucieux sur son ami. Quand elle l'avait rencontré en fin de soirée, il venait de se faire bousculer par une bande d'élèves sans aucune raison. Son coeur se serra à cette idée. Peter n'avait jamais été apprécié à sa juste valeur et elle trouvait cela dommage. Il était un ami précieux.

Poppy, bien entendu, était venue en aide au Gryffondor quand elle l'avait vu se faire maltraiter et de fil en aiguille, ils s'étaient retrouvés ici pour se retrouver entre amis. La jeune femme adorait Peter, le considérait comme un de ses plus proches amis et son côté timide lui donnait un air adorable. Elle lui fit un sourire puis lui attrapa la main d'un geste tendre.

« En fait ce serait vraiment génial ! Parce que je suis une telle calamité sur un balai que je ne peux clairement apprécié le fait de voler là-dessus.»

Le ton de Poppy était joyeux et son sourire atteignait comme toujours son regard.
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MessageSujet: Re: Ce rêve bleu, c'est un nouveau monde en couleur ▬ Poppy&Peter   Dim 2 Oct - 9:30



"Ce soir le rôle d'Ali sera joué par un grand brun ténébreux sinistre et moche."

(Note : cette citation n'a aucun rapport avec rien, mais Aladdin c'est le bien Razz)

Il y avait certaines choses qui, d’une époque à l’autre, ne changeaient pas. Ce pouvait être agréable, rassurant… ou ne pas l’être du tout, en l’occurrence, là, ça ne l’était pas du tout. Qu’il soit dans son présent ou dans ce futur étrange, ce qui ne variait pas au milieu de toutes ces choses qui changeaient, c’était le regard qu’on portait sur lui, et le traitement qu’on lui infligeait. Autant dire les choses telles qu’elles étaient, Peter n’était pas populaire, et ce même s’il avait pour amis les élèves de Poudlard les plus appréciés en son temps. Il passait pour leur ombre, pour une créature faible et influençable, pour quelqu’un qu’il est si simple de malmener… et c’était effectivement ce qu’il était. Il en avait conscience, mais ce n’était pas pour autant que les quolibets ou les moqueries étaient plus agréables à encaisser. Se retrouver dans une nouvelle époque n’y changeait rien, donc, toujours moqué, toujours mis plus bas que terre… les choses semblaient même pires, maintenant. Il pensait naïvement que les élèves de cette époque ne pourraient pas avoir d’à priori sur lui, mais il se trompait largement, il s’en était vite rendu compte. Il devait dégager une aura de médiocrité sans même s’en rendre compte. Ou bien c’était autre chose… Quand il voyait le regard que posait sur lui le fils de James (le fils de James… c’était vraiment étrange à dire ou même à penser), un regard non pas seulement hautain, comme celui de beaucoup, mais carrément haineux, il se posait des questions. Peut-être son lui futur ne lui offrait-il que des cadeaux stupides à ses anniversaires? C’aurait bien été son genre. En même temps, vu le peu d’informations qu’il avait recueilli sur son futur, c’était difficile à dire… Ceci dit, mieux valait sûrement être ignorant. Dans son cas, il était certain qu’il aurait de toute manière une vie médiocre, à l’image de sa médiocrité actuelle. La preuve, aucun enfant Pettigrow dans le futur… ou dans le surfutur. Son futur lui devait être l’un de ces quadragénaires obèses qui ne bougeait de chez lui que pour acheter la nourriture de sa quinzaine de chats… Quoi que non, les chats, ça mange les rats, y’a mieux comme choix animalier.

Bref, pour ne pas changer les bonnes vieilles habitudes, Peter s’était à nouveau fait bousculer, par des élèves qu’il ne connaissait même pas, en plus! Ça devait être inscrit sur son front : « martyrisez moi » (oui, Peter était quelqu’un de très optimiste), avec une petite motion en dessous, au niveau du nez : « je ne me défendrais pas ». Car en effet, toutes les fois où ce genre de choses arrivaient, Peter ne se défendaiet jamais. Il partait du principe que de toute façon, il n’aurait pas l’avantage, et attendait généralement qu’on vienne à sa rescousse. Et une chance pour lui, l’on y vint effectivement. Il fut secouru par Poppy. Si parfaite Poppy… Il lui devait une fière chandelle. Après qu’elle l’ait secouru, ils choisirent de se rendre quelque part où ils pourraient discuter tranquillement. A l’heure du dîner, la volière était un endroit idéal. D’accord, Peter détestait sauter les repas et le fait de manquer le dîner dans la grande salle le frustrait déjà, mais les cuisines étaient faites pour ça, après tout (les cuisines et leurs petits elfes, les seules créatures en ce bas monde peut-être plus serviles que lui). Pour l’instant, il voulait simplement rester avec Poppy. Il adorait cette jeune fille, et continuait de ne pas comprendre les raisons qui la poussaient à traîner avec lui. Elle était belle (incroyablement belle, même), intelligente, gentille, elle était parfaite, et lui était à peu près tout le contraire. Quand Peter ne se triturait pas ses pauvres méninges pour rien, il savourait tout simplement les moments qu’ils passaient ensemble, le reste du temps… oui, il se triturait les méninges. Peter avait un léger faible pour Poppy… et par moments, il espérait presque que c’était réciproque. Puis il se rappelait qu’il était Peter Pettigrow, qu’il était faible et inutile, et alors il oubliait l’idée. Enfin, quoi qu’il en soit, il monta donc avec elle les marches qui menaient à la volière, et ignorant les fientes de hiboux, il se plaça à côté d’elle, admirant à son tour le paysage.

Peter n’était ni un poète, ni un esthète, les vues, aussi belles soient-elles ne lui inspiraient jamais grand-chose, mais il admettait tout de même que le paysage était vraiment très beau. À le regarder, il se sentait soudainement plus léger, et ses ennuis disparaissaient. Ou peut-être était-ce la présence de la serdaigle qui lui faisait cet effet, comme souvent… Le rouge et or ne prononça pas un mot avant que Poppy ne prenne la parole, c’était rarement lui qui entamait les conversations, il faut dire, il avait toujours le sentiment que les sujets qu’il aborderait tomberaient irrémédiablement à plat (Peter? Ne pas avoir confiance en lui? Si peu…). Elle lui fit une réflexion sur le fait de voler, d’être libre. Suivant le regard de Poppy, Peter fixa un instant le ciel et les quelques nuages qui le tapissaient. Voler… Franchement, Peter n’était pas certain qu’il apprécierait cela. Déjà, quand il volait sur un balai, il n’aimait que moyennement ça (y’a rien de moins confortable pour le postérieur que ces bouts de bois, sans compter qu’il avait le vertige) pour ne pas dire pas du tout, alors… Le quidditch, il aimait, seulement quand il s’agissait de regarder. C’était plus ou moins le résumé de sa vie, il restait à l’écart, il regardait, mais lui-même ne prenait jamais son envol. Il avait le sentiment d’être né avec les ailes coupées, voler, ce n’était pas fait pour lui.


« Tu sais moi… j’ai le vertige, alors bon. »
répliqua-t-il timidement, en adressant un léger sourire à son interlocutrice. « Je préfère rester sur la terre ferme. »

Sur la terre ferme, on était plus en sécurité. C’était à peu près tout ce qui comptait.
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MessageSujet: Re: Ce rêve bleu, c'est un nouveau monde en couleur ▬ Poppy&Peter   Ven 21 Oct - 16:06

« Tu sais moi… j’ai le vertige, alors bon. Je préfère rester sur la terre ferme. »

Poppy écouta la réponse de Peter avec un léger sourire. Elle reconnaissait bien son ami dans ses propos. Ce dernier n’était pas du genre à prendre des risques comme James Potter ou bien Sirius Black. Il était plus discret, plus sage. C’était sans doute pour cela que Poppy se sentait aussi à l’aise avec un garçon qui avait un an de plus qu’elle. Il était un peu comme un grand frère à ses yeux. Elle savait qu’il la comprendrait. Peut-être parce qu’ils vivaient des situations familières ? Poppy aussi se sentait parfois effacée face au charisme de Blake et à sa complicité avec Ashton. Cela devait être la même chose avec Peter bien qu’ils n’en avaient jamais vraiment parlés. A y réfléchir, Poppy trouvait qu’elle et le jeune homme se cantonnaient souvent à des sujets de conversation sans trop de profondeur. Ils parlaient du cours ou plutôt Poppy déblatérait sur un de ses cours (elle n’était pas une Serdaigle pour rien, elle était passionnée par un peu près tout) et Peter l’écoutait. C’était d’ailleurs une des rares personnes à l’écouter sans râler. Il suffisait qu’elle se mette à parler d’arithmancie pour recevoir un regard noir de Blake qui lui disait de changer de disque. Au fond, elle ne lui en voulait pas, elle comprenait même que cela pouvait être agaçant. Dans tous les cas, Peter ne s’en était jamais plaint. Ce n’était pas comme s’il était très bavard. Une fois que Poppy se mettait à parler, il lui fallait du temps pour s’arrêter. Elle pouvait paraître timide en apparence mais quand elle était à l’aise avec une personne, elle se lâchait. Et elle se sentait bien avec Peter. Vraiment bien. Pour autant, elle ne se voyait pas commencer à lui parler de ses questions existentielles sans raison apparente. Il y avait cette pudeur qui l’empêchait de tout lui avouer. Peter restait un garçon et elle ne pouvait décidément pas s’ouvrir et lui parler de ses soucis féminins. Non, pour cela, elle avait Hayley. Et comme Peter ne lançait que très rarement les conversations, ils n’avaient jamais parlé de leur vie respective. Enfin pas en profondeur.

Se sentant d’humeur contradictoire, Poppy ne put s’empêcher de répondre à l’inverse de Peter.

« La terre c’est la sécurité tu as raison. Mais tu ne trouves pas qu’on y est comme enchainé ? On ne peut pas s’échapper, on est là, pieds et poings liés, sans aucune échappatoire. C’est en volant qu’on peut rêver, s’évader. Tu ne crois pas ? Il suffit de fermer les yeux et de s’imaginer ailleurs, dans un endroit où tu peux être qui tu veux.»

Elle fit une pause, prenant un instant pour mettre en application ses paroles. Elle ferma les yeux et se laissa aller à ses rêveries. Ce qu’elle voulait le plus au monde actuellement, c’était rentré chez elle. En 1976. Bien sûr, l’idée de perdre des personnes comme Hayley lui brisait le cœur, elle s’était attachée à des gens qui n’étaient pas de son époque mais elle ne pouvait pas rester là à attendre qu’une tempête éclate. Et quand elle parlait de tempête, elle ne parlait pas de la guerre mais de son futur. Et du futur de Blake. Et surtout celui d’Ashton. Etre amoureuse du petit-ami de sa meilleure amie était sans doute la pire chose qu’elle ait jamais faite. Mais elle n’y pouvait rien. Ses sentiments étaient là, bien présents et elle ne pouvait pas les ignorer. C’était trop présent pour sortir de son esprit ne serait-ce qu’une minute. A côté, il y avait Blake. Sa meilleure amie, celle qui considérait comme une sœur et qu’elle ne voudrait jamais trahir. Mais elle l’avait trahi. En tombant amoureuse d’Ashton, en passant des soirées à parler avec lui le soir alors qu’ils auraient dû dormir. Elle sentait dans ses moments là qu’il aurait suffi d’un geste pour tromper Blake. Et parfois, elle en mourrait d’envie. La jolie blonde eut soudainement envie de sa taper la tête. Comment avait-elle pu laisser ses pensées dérivées comme ça ? Il suffisait qu’elle n’y pense ne serait-ce qu’une seconde pour y songer pendant des heures ensuite. Le silence se prolongeait et elle s’en voulut de se taire soudainement, négligeant Peter qui lui tenait si gentiment compagnie. Elle se mordilla un instant la lèvre inférieure. Elle aurait voulu parler mais elle eut l’impression que ses cordes vocales refusaient de lui obéir. Elle se concentra de nouveau sur le paysage. Le lac avait presque englouti le soleil rougeoyant. Néanmoins, le spectacle ne lui fit pas le même effet que tout à l’heure. Il la rendit plus mélancolique. Son cœur semblait peser une tonne dans sa poitrine et sans qu’elle sache pourquoi, une larme pointa le bout de son nez et roula sur la joue légèrement froide de la sorcière. Cette dernière, ne voulant pas pleurer sans raison et surtout devant Peter, s’empressa d’essuyer cette goutte d’eau salée, cette traitresse qui montrait bien plus de choses qu’elle ne voulait dire. Elle pria les cieux un instant pour que son mouvement brusque n’est pas attiré l’attention du Gryffondor plus que nécessaire. Elle ne voulait pas qu’il voit ses yeux larmoyants et qu’il pose des questions. Elle se racla la gorge bruyamment (ce qu’elle trouva fort peu élégant mais après tout, ils étaient entre amis, elle pouvait bien paraître négligée un instant) et passa une main dans ses cheveux plus pour faire quelque chose que par réel but. Finalement, elle reprit la parole et parla sans trop réfléchir.

« J’aimerais vraiment pouvoir échapper à certaines choses tu sais. Des choses que je ressens. J’ai l’impression que si je pouvais voler, ce serait possible. »

[Hrp : Désolée pour le retard, j'ai eu des semaines chargées ^^' Je devrais répondre plus régulièrement maintenant ^^]
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MessageSujet: Re: Ce rêve bleu, c'est un nouveau monde en couleur ▬ Poppy&Peter   Dim 30 Oct - 10:56

Enchaîné à la terre… C’est vrai, Peter n’était pas vraiment libre, il ne l’avait jamais été. Il était quelqu’un de profondément dépendant, et quoi qu’il arrive, il n’agissait jamais qu’en fonction des autres. Il faisait toujours les choses de manière à ce que ceux qui l’entouraient ne le trouvent pas trop ridicules, il agissait toujours, également, dans l’espoir de s’attirer un peu de la sympathie et de l’estime de ceux pour qui il en avait tant. Oh, ce n’était pas de l’altruisme pour autant, Peter agissait également dans son propre intérêt, il s’entourait de plus fort que lui… mais à nouveau, c’était une question de sécurité, purement et simplement. Peter tenait à cette sécurité, parce qu’il était certain que si on le laissait voler de ses propres ailes, il s’écraserait lamentablement, comme un oisillon qu’on aurait lâché trop tôt dans la vie, il ne serait jamais tard pour Peter.

Rêver d’une autre vie, ça, par contre, Peter l’avait fait, et plus d’une fois. La sienne avait si peu d’attraits qu’il n’était pas rare pour lui d’imaginer que les choses se passaient totalement différemment. Ou plutôt d’imaginer que lui, était totalement différent, car au fond, c’était lui-même, et sa personnalité détestable, qui était la clé de tous ses problèmes. Parfois, il s’imaginait avec une personnalité totalement différent. Dans cette réalité alternative, il jouerait au Quidditch comme personne, comme James, il aurait un succès fou auprès de la gente féminine, comme Sirius, et serait intelligent, comme Remus. Ses trois amis étaient définitivement tout ce qu’il n’était pas, et ce constat était désagréable. Il se sentait coupable. Il devait être mal d’être à ce point jaloux de ses meilleurs amis. Mais qu’avait-il, lui, que qui que ce soit puisse lui envier? Il n’y avait aucune réponse à trouver, il n’avait rien.

Perdu dans ses pensées, lui aussi, il avait à peine remarqué que Poppy s’était également égarée dans les siennes, et qu’ils avaient laissé passer plusieurs minutes sans prononcer aucun mot. C’était peut-être à lui de prendre la parole… Mais il ne voyait pas vraiment ce qu’il aurait pu dire. Il n’était pas particulièrement loquace, et ne trouvait rien à ajouter qui ne donne à son interlocutrice l’impression qu’il s’apitoyait sur son sort, il n’avait pas besoin de se sentir encore plus démunie à côté de sa camarade. Entre autres raisons, il ne voulut pas non plus prendre la parole car il ne savait pas trop jusqu’où ses pensées avaient mené Poppy, elle semblait soudainement moins guillerette, plus malheureuse. Même ainsi triste, elle était particulièrement joli.
Peter préféra écarter cette pensée de son esprit. C’était malvenu, et surtout, c’était inutile.
Finalement, ce fut la serdaigle qui reprit la parole.

Peter n’était pas une flèche, mais il comprenait malgré tout que la jeune fille n’allait pas bien. Il avait d’abord pensé faire comme s’il ne l’avait pas réalisé, il n’était pas sûr que Poppy ait envie de se confier à quelqu’un comme lui, mais au final, il décida qu’il ne pouvait pas l’ignorer.


« Quelque chose ne va pas? »


Il se demandait s’il faisait bien de poser la question. Si ça se trouve, elle n’aurait pas envie de parler, et encore moins à lui. Peter ne parlait pas beaucoup, mais il savait écouter, ce n’était pas pour autant, malgré tout qu’il se trouvait digne de recueillir les confidences de qui que ce soit.
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MessageSujet: Re: Ce rêve bleu, c'est un nouveau monde en couleur ▬ Poppy&Peter   Mar 20 Déc - 10:04

Poppy retint un soupir alors que Peter venait d’aller à l’encontre de ses supplications intérieures. Elle qui priait pour qu’il ne se rende compte de rien de son égarement qu’elle trouvait ridicule n’avait pas été exhaussée. D’un côté, à ses yeux, Peter était loin d’être un idiot et il fallait dire qu’elle n’avait pas été particulièrement discrète. Elle sentit son cœur se réchauffait un instant en pensant que le Gryffondor était vraiment un ami précieux. Il s’inquiétait pour elle. Mais malgré cela, est-ce qu’elle pouvait se confier à lui ? Ce n’était pas qu’elle avait peur qu’il le répète, jamais elle ne penserait Peter capable de trahir quelqu’un. Il était tellement… intègre, humain. Elle ne comprenait pas comment on ne pouvait pas aimer quelqu’un comme lui. Certes ce n’était pas James ni Remus mais il était tout aussi bien qu’eux. On ne pouvait pas les comparer mais pour Poppy, ils étaient tous les trois des amis précieux. Bref, le problème n’était pas là, il était ailleurs. Pouvait-elle dire la vérité au garçon ? Lui avouer quelle personne monstrueuse elle était. Tomber amoureuse du copain de sa meilleure amie, la trahir comme cela. Plusieurs fois elle avait manqué d’embrasser Ashton. Elle sentait une sorte d’attraction entre eux, comme s’ils étaient irrémédiablement attirés l’un vers l’autre, comme deux aimants. Parfois, dans les pires moments, elle pensait que Blake ne méritait pas Ashton. Ou plutôt qu’ils n’étaient pas faits pour être ensemble. Ils se disputaient sans arrêt. Alors qu’avec elle… Ils pouvaient passer des heures à discuter, à se taquiner, ou à ne pas parler, juste profiter de la présence l’un de l’autre sans pour autant se disputer ou même élever la voix.

Elle retint brutalement son souffle alors qu’elle se rendait compte à quel point ses pensées étaient déplacées. Comment pouvait-elle penser cela de Blake ? Comme si c’était la faute de sa meilleure amie si elle était tombée amoureuse du mauvais garçon ? Elle eut envie de vomir, elle s’écœurait elle-même. Et Peter qui attendait une réponse à sa question. Que pouvait-elle lui dire ? Elle aurait aimé en parler vraiment. Et puis après tout, pourquoi ne pas le dire au jeune homme ? James et Remus qui étaient tous les deux des amis communs à eux deux étaient au courant de ses sentiments pour Ashton. Elle faisait même exprès de flirter avec James quand son meilleur ami était dans les environs pour voir s’il semblait un minimum jaloux de la voir avec un autre homme (et au passage, elle rendait la pareille à James quand il y avait Lily dans les environs). En fait, voilà ce qui la dérangeait. C’était que même si elle savait qu’Ashton était en couple avec sa meilleure amie, elle tentait tout de même de voir s’il pouvait y avoir quelque chose entre eux. C’était carrément du vol. Elle essayait de voler Ashton à Blake (pas qu’elle le considère comme un objet). Elle souhaitait qu’ils rompent.

Et ça, elle ne pouvait définitivement pas l’avouer à Peter. Parce que son avis comptait beaucoup à ses yeux. James avait des plans tordus, ce n’était pas grave s’il connaissait ses pires côtés mais Peter… Non, elle ne pouvait pas lui dire. Elle voulait qu’il continue à la voir telle qu’elle aurait dû être. Comme cela, être avec lui apaiserait sa conscience.

« Non tout va bien. Je t’assure. Juste une poussière dans l’œil. Rien de grave. »

En disant cela, elle ne regarda pas Peter, préférant laisser son regard errer autour d’elle. Le soleil était presque tombé et il allait commencer à faire froid. Elle enfouit ses mains dans ses poches.

« J’ai hâte d’être en hiver. Poudlard n’est jamais aussi beau quand dans ces moments là. Et j’adore la neige, Noël… C’est tellement féérique. En plus c’est le premier que je passerais ici puisque d’habitude je rentre chez mes parents. Ca m’attriste un peu de ne pas pouvoir les voir ou leur écrire mais Poudlard est tellement parfait à Noël. Je me sens bien ici avec mes amis, toi. Et puis si ça se trouve, on pourra faire du patin, j’adore ça. »

Poppy avait fait un énorme effort pour changer la direction de ses pensées oh combien déprimante et un autre gros effort pour trouver un sujet neutre qui la réjouirait et qui pourrait alimenter la conversation. Elle avait tout même réussi à trouver et elle sentait déjà une joie enfantine bienvenue qui rendait son cœur plus léger et qui lui redonnait le sourire.
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MessageSujet: Re: Ce rêve bleu, c'est un nouveau monde en couleur ▬ Poppy&Peter   Mer 21 Déc - 20:12

Evidemment, Peter ne croyait pas une seule seconde Poppy lorsqu’elle lui dit que ce n’était rien. Le coup de la poussière dans l’œil était un grand classique, elle n’avait tout simplement pas envie de se confier à lui. Il réprima un soupir. Mais à quoi s’était-il attendu? À ce qu’elle se confie à lui? Oui. Eh bien, il avait eu tord. Les vrais amis se confient les uns aux autres, mais la vérité, c’est que Poppy ne devait sûrement pas avoir assez confiance en lui pour vouloir lui parler de ses états d’âme. Ou bien il n’avait tout simplement pas assez d’importance à ses yeux. À quoi s’attendait-il? Il était insignifiant. Oui, une fois de plus, son manque de confiance en lui ne lui permettait que d’observer très subjectivement la situation, et ne lui permettait que de s’apitoyer. En même temps, il ne pouvait pas vraiment en vouloir à la serdaigle… lui-même n’était pas du genre à se confier. Ses problèmes, il les avait toujours gardé pour lui, et ne les confiait jamais à personne, ni à Remus, ni à James, ni à Sirius… et pas non plus à Poppy, mais ce n’était pas tant par manque de confiance que parce qu’il avait la certitude que ses pauvres problèmes n’intéressaient personne. Auprès de la jeune fille, il faisait tout son possible pour paraître intéressant (ce qu’il pensait ne pas être), il ne voulait pas compromettre le fait qu’elle ait l’air de miraculeusement l’apprécier en la bassinant avec ses petits problèmes personnels.

Il déplora qu’elle change ainsi de sujet, mais il n’était pas de nature à insister, ou à faire preuve d’initiative, même une si petite initiative. Si elle ne voulait pas parler, alors il ne la forcerait pas, pas tant parce que c’était ce que faisaient les vrais amis que parce qu’il ne voulait jamais perdre l’estime de Poppy, et pour se faire, il faisait tout son possible pour ne jamais la froisser, ou ne jamais agir d’une manière qui aurait pu la déranger. Il laissa donc la jeune fille parler de Noël, de la neige, et des vacances, en acquiesçant légèrement à ce qu’elle disait. Lui aussi avait hâte que l’hiver arrive. Comme tout individu un peu normalement constitué (quoi qu’on pouvait bien douter qu’il le soit, tout de même), il aimait la neige, et ces jeu stupides auxquels ce changement météorologique les invitait (batailles de boules de neige et compagnie), et il aimait plus encore les vacances (qui pourrait ne pas aimer ne pas avoir cours?). Il regrettait aussi, malgré tout, de ne pas pouvoir passer ce Noël en famille. Ce serait la première fois depuis… sa naissance, à vrai dire, qu’il n’assisterait pas pour un Noël au dîner traditionnel des Pettigrow, durant lequel tous les membres de sa famille, même ceux qui s’entendaient le moins, se réunissaient autour d’une gigantesque table. À vrai dire, Peter n’aimait pas tant ces soirées pour les retrouvailles familiales (il haïssait sa tante, détestait son cousin, et exécrait sa grand-mère - toujours à lui répéter qu’il ne faisait rien de sa vie) que pour la nourriture, toujours excellente, qui était servie ce soir là. Peter était un gourmand, ne l’oublions pas.

Cette fois, il n’y aurait pas de soirée, pas de dîner. Enfin, bien sûr, il y aurait un dîner à Poudlard, peut-être même plus convivial, et pourtant, le rouge et or savait dors et déjà que cette réunion de famille allait lui manquer. C’était toute son époque qui lui manquait, en vérité. Il ne se sentait pas du tout à l’aise dans ce futur qui était désormais son présent, il ne voyait pas où était sa place. La plupart de ses camarades avaient découvert des choses -positives ou non- à la suite de ce voyage temporel, pas Peter. Pour lui, c’était le vide absolu. Aucun enfant Pettigrow dans toute l’école, et juste la sérieuse impression que ceux de cette époque qui connaissaient son nom ne l’appréciaient pas beaucoup, le fils de James en tête. Non, vraiment, il aurait largement préféré se trouver à son époque. Après tout, c’est là qu’était sa place, et surtout, il s’y trouvait déjà assez de gens pour ne pas l’apprécier, il n’était pas nécessaire d’en rajouter.


« Oui, moi aussi j’ai hâte… »
Il marqua une pause, un temps d’hésitation, il n’était pas certain que le sujet qu’il allait amorcer était judicieux. Si ça se trouvait, il allait même aborder le sujet qui avait réussi à provoquer un tel vague à l’âme chez Poppy. Mais si c’était le cas, il en aurait le cœur net, au moins. « Tu.. Hum… Tu penses qu’on va bientôt pouvoir rentrer? À notre époque, je veux dire. »
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MessageSujet: Re: Ce rêve bleu, c'est un nouveau monde en couleur ▬ Poppy&Peter   Mer 28 Déc - 15:04

Poppy regarda Peter du coin de l’œil alors qu’il lui avouait lui non plus ne pas être à l’aise avec ce temps. La main sur son épaule propageait en elle une douce chaleur réconfortante. C’était dans ces moments-là que Poppy était reconnaissante de ne pas avoir fait le voyage seule. Si ça avait été le cas, elle aurait très certainement été encore plus effrayée qu’elle ne l’était déjà et elle aurait sans doute pleuré les soixante-dix pour cent d’eau qui composait son corps. La jeune femme sentit le silence s’installait doucement mais sûrement et elle refixa son regard sur l’horizon. La nuit commençait doucement à tomber et elle savait que la fraîcheur n’allait pas tarder à tomber. Elle frissonna légèrement, par pur réflexe plus que par réel refroidissement de son corps. Elle ne dit rien un certain temps, se demandant comment ça serait de rentrer chez eux. Elle supposait qu’en fait elle ne verrait pas la différence entre avant et après puisqu’ils auraient tout oublié. Après tout, ils ne pouvaient pas rentrer dans leur époque en ayant en tête tous leurs souvenirs de leur futur. Ce serait dangereux, inconscient, cela pourrait changer la face du monde. Alors quand elle serait de retour dans les années 70, elle ne se rappellerait plus des personnes qu’elle avait rencontrées ici. Elle oublierait les Serdaigles comme Rose Weasley avec qui elle avait sympathisé, elle oublierait Elladora Potter-Malfoy qui était devenue une presque seconde meilleure amie, elle oublierait que le monde était dans un chaos sans nom, elle oublierait qu’elle avait rencontré le fils de James et tant d’autres choses. D’un côté, elle était ravie de ne plus avoir à ce souvenir des tortures des Carrow mais en 2022, l’époque où Elladora et Rose vivaient, elle serait devenue une vieille femme qui ne pourra jamais partager tous ses moments avec elle. C’était plutôt triste mais c’était ainsi, elles n’auraient jamais dû se rencontrer à la base.

D’un autre côté, cette idée lui ouvrait d’autres perspectives. Elle, la petite Lilas Poppy Montgomery terrifiée dans les cours de récréations quand elle ne savait pas qu’elle était une sorcière et aujourd’hui, trop timide pour faire ce dont elle rêvait pouvait peut-être tenter le tout pour le tout. Après tout, depuis qu’ils étaient là, ils avaient tous vécu comme s’ils étaient encore en 1976 mais ce n’était pas le cas. Ici, tout était changé. Au fond, pourquoi James continuait-il à courir après Lily puisque s’il arrivait à lui faire accepter ses sentiments, quand il rentrerait, ils auraient tout oublié. Il pouvait faire quasiment tout ce qu’il voulait. Tout comme elle. Pourquoi vivre dans la crainte que Blake et Ashton découvrent ses sentiments pour le garçon. Pourquoi ne pouvait-elle pas se jeter à l’eau ? Dire à Ashton qu’elle l’aimait. Vivre juste un instant. Parce qu’au fond, la vie n’était-ce pas ça ? Ce moment où on se jetait dans le vide, sans rien pour vous rattraper, juste cette sensation que rien ne sera plus comment avant et qu’au fond ce n’est pas plus mal. Ce sentiment qui donnait le vertige, ce sentiment qui retournait les tripes mais qui vous faisiez sentir vivant pendant une seconde, une seconde si intense qu’elle rendait l’air des vos poumons meilleur, les couleurs plus belles que jamais et qui donnait l’impression de pouvoir tendre la main et d’attraper le soleil. Oui, peut-être qu’elle aurait pu tenter. Tenter de faire cela, se jeter à l’eau. Et embrasser Ashton. Dans l’intimité, aux yeux du monde entier, devant Blake quitte à gâcher leur amitié parce qu’au fond, ils finiraient par tout oublier. Ils recommenceraient, c’était comme savoir d’avance que si on ratait, on aurait une deuxième chance. Et c’était grisant non ?

« Tu crois qu’on pourrait faire ce qu’on veut ? Comme, je ne sais pas… Mais faire la chose la plus folle au monde, faire ce que tu as toujours rêvé de faire mais que tu n’as pas fait parce que ça t’attirerait les plus gros ennuis du monde et que tu avais trop la frousse de réaliser. Parce que quand on retournera chez nous, tout ça, ce qu’on vit maintenant, ça n’aurait jamais existé. On ne s’en rappellera plus, personne ne s’en rappellera plus. Alors si on doit se jeter à l’eau, autant le faire maintenant tu ne crois pas ? Vivre comme s’il n’y aurait pas de lendemain. C’est comme si on avait un bonus ou une seconde chance. Personne ne nous regarde, personne ne nous juge. Ou si, en fait, tout le monde nous regarder, on peut être fiché mais dans tous les cas, nos ardoises seront effacées. Ce n’est pas exaltant, grisant de pouvoir se dire qu’on peut tout faire sans rien regretter ? »

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Dernière édition par L. Poppy Montgomery le Sam 4 Fév - 15:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ce rêve bleu, c'est un nouveau monde en couleur ▬ Poppy&Peter   Jeu 29 Déc - 22:12

Peter ne s’était pas attendu à ce que Poppy lui dise que tout allait bien, et qu’ils allaient rentrer très rapidement, mais il l’avait malgré tout espéré. Il aurait voulu pouvoir être rassuré, avoir l’impression que les choses allaient s’améliorer, il avait besoin de penser que ce voyage temporel ne devait être qu’une parenthèse très courte dans son existence… Mais ce n’était pas le cas. Ils rentreraient un jour, oui, sans doute. Mais dans longtemps… sûrement trop longtemps. Peter détestait cette perspective. Il n’aimait pas ce temps… et il craignait de plus en plus d’apprendre ce qu’il ne voulait pas savoir. Plus il en voyait de l’avenir, plus il comprenait que le sien serait à l’image de ce qu’il était, insipide, inutile… à quoi bon? Il y avait de nombreuses raisons de croire, pourtant, que la situation n’irait pas aller en s’améliorant, ne serait-ce que parce qu’ils se retrouvaient dans un contexte aussi étrange qu’il pouvait être dangereux, du fait, déjà, que Servilus, qui effectivement, selon tous les dires, était un mangemort (et aurait même tué Dumbledore) était directeur de Poudlard… qui l’eut cru? Peter ne comprenait que trop bien que Poppy puisse avoir peur. Lui-même était tout sauf rassuré. Il avait déjà une propension assez forte à l’angoisse; alors se retrouver dans une telle situation ne pouvait que lui faire peur… pour ne pas dire le terrifier.

Son regard se posa sur Poppy. C’était sûrement à ce moment là qu’il devait jouer à l’homme fort et protecteur, qui n’avait peur de rien, l’ennui, c’est qu’il n’était ni fort, ni sûr de lui, et encore moins capable de faire correctement semblant qu’il l’était. C’était à se demander ce qu’il faisait chez les rouge et or. Les gens de sa maison étaient supposés n’avoir peur de rien, hors lui craignait à peu près tout et tout le monde, quand bien même il faisait des efforts pour ne pas sembler trop peureux. Non, il n’était pas le genre de personne dans les bras duquel on pouvait se précipiter, et se sentir soudainement bien. Il aurait voulu être cette personne là, mais il faut croire qu’on ne pouvait pas lutter contre sa propre nature. S’il essayait de rassurer la belle Poppy, il le ferait mal il en avait dors et déjà conscience… Comment pourrait-elle l’avoir en estime s’il n’était même pas capable de quelque chose d’aussi élémentaire? Faute de savoir quels mots il pourrait bien dire qui ne laissent pas supposer qu’il était un trouillard incapable d’aider les autres à gérer leurs propres peurs, il déposa sa main sur l’épaule de la jolie blonde. C’était trois fois rien, mais toujours mieux que rien du tout.


« Je suis pas très à l’aise avec cette idée non plus. » ça, c’était pour ne pas dire qu’il avait la trouille, lui aussi, ou du moins pour le dire d’une façon élégante. « Je ne me sens pas du tout à ma place ici… C’est normal, j’suppose… »

Il poussa un léger soupir qu’il espéra discret. C’est normal qu’ils ne soient pas à leur place, ils n’appartenaient pas à ce monde. Mais Peter avait l’étrange sentiment que lui en particulier n’avait rien à faire là, et surtout, que personne ne voulait de lui. Les seules personnes de cette époque qui semblaient savoir qui il était en tous cas.
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MessageSujet: Re: Ce rêve bleu, c'est un nouveau monde en couleur ▬ Poppy&Peter   Sam 4 Fév - 15:54

Poppy regarda Peter du coin de l’œil alors qu’il lui avouait lui non plus ne pas être à l’aise avec ce temps. La main sur son épaule propageait en elle une douce chaleur réconfortante. C’était dans ces moments-là que Poppy était reconnaissante de ne pas avoir fait le voyage seule. Si ça avait été le cas, elle aurait très certainement été encore plus effrayée qu’elle ne l’était déjà et elle aurait sans doute pleuré les soixante-dix pour cent d’eau qui composait son corps. La jeune femme sentit le silence s’installait doucement mais sûrement et elle refixa son regard sur l’horizon. La nuit commençait doucement à tomber et elle savait que la fraîcheur n’allait pas tarder à tomber. Elle frissonna légèrement, par pur réflexe plus que par réel refroidissement de son corps. Elle ne dit rien un certain temps, se demandant comment ça serait de rentrer chez eux. Elle supposait qu’en fait elle ne verrait pas la différence entre avant et après puisqu’ils auraient tout oublié. Après tout, ils ne pouvaient pas rentrer dans leur époque en ayant en tête tous leurs souvenirs de leur futur. Ce serait dangereux, inconscient, cela pourrait changer la face du monde. Alors quand elle serait de retour dans les années 70, elle ne se rappellerait plus des personnes qu’elle avait rencontrées ici. Elle oublierait les Serdaigles comme Rose Weasley avec qui elle avait sympathisé, elle oublierait Elladora Potter-Malfoy qui était devenue une presque seconde meilleure amie, elle oublierait que le monde était dans un chaos sans nom, elle oublierait qu’elle avait rencontré le fils de James et tant d’autres choses. D’un côté, elle était ravie de ne plus avoir à ce souvenir des tortures des Carrow mais en 2022, l’époque où Elladora et Rose vivaient, elle serait devenue une vieille femme qui ne pourra jamais partager tous ses moments avec elle. C’était plutôt triste mais c’était ainsi, elles n’auraient jamais dû se rencontrer à la base.

D’un autre côté, cette idée lui ouvrait d’autres perspectives. Elle, la petite Lilas Poppy Montgomery terrifiée dans les cours de récréations quand elle ne savait pas qu’elle était une sorcière et aujourd’hui, trop timide pour faire ce dont elle rêvait pouvait peut-être tenter le tout pour le tout. Après tout, depuis qu’ils étaient là, ils avaient tous vécu comme s’ils étaient encore en 1976 mais ce n’était pas le cas. Ici, tout était changé. Au fond, pourquoi James continuait-il à courir après Lily puisque s’il arrivait à lui faire accepter ses sentiments, quand il rentrerait, ils auraient tout oublié. Il pouvait faire quasiment tout ce qu’il voulait. Tout comme elle. Pourquoi vivre dans la crainte que Blake et Ashton découvrent ses sentiments pour le garçon. Pourquoi ne pouvait-elle pas se jeter à l’eau ? Dire à Ashton qu’elle l’aimait. Vivre juste un instant. Parce qu’au fond, la vie n’était-ce pas ça ? Ce moment où on se jetait dans le vide, sans rien pour vous rattraper, juste cette sensation que rien ne sera plus comment avant et qu’au fond ce n’est pas plus mal. Ce sentiment qui donnait le vertige, ce sentiment qui retournait les tripes mais qui vous faisiez sentir vivant pendant une seconde, une seconde si intense qu’elle rendait l’air des vos poumons meilleur, les couleurs plus belles que jamais et qui donnait l’impression de pouvoir tendre la main et d’attraper le soleil. Oui, peut-être qu’elle aurait pu tenter. Tenter de faire cela, se jeter à l’eau. Et embrasser Ashton. Dans l’intimité, aux yeux du monde entier, devant Blake quitte à gâcher leur amitié parce qu’au fond, ils finiraient par tout oublier. Ils recommenceraient, c’était comme savoir d’avance que si on ratait, on aurait une deuxième chance. Et c’était grisant non ?

« Tu crois qu’on pourrait faire ce qu’on veut ? Comme, je ne sais pas… Mais faire la chose la plus folle au monde, faire ce que tu as toujours rêvé de faire mais que tu n’as pas fait parce que ça t’attirerait les plus gros ennuis du monde et que tu avais trop la frousse de réaliser. Parce que quand on retournera chez nous, tout ça, ce qu’on vit maintenant, ça n’aurait jamais existé. On ne s’en rappellera plus, personne ne s’en rappellera plus. Alors si on doit se jeter à l’eau, autant le faire maintenant tu ne crois pas ? Vivre comme s’il n’y aurait pas de lendemain. C’est comme si on avait un bonus ou une seconde chance. Personne ne nous regarde, personne ne nous juge. Ou si, en fait, tout le monde nous regarder, on peut être fiché mais dans tous les cas, nos ardoises seront effacées. Ce n’est pas exaltant, grisant de pouvoir se dire qu’on peut tout faire sans rien regretter ? »

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